La BRABUS BODO prend la pose sur les hauteurs de Monaco : une silhouette de squale en carbone noir brillant qui se fond parfaitement dans le décor de la Principauté au coucher du soleil.
By: Yves Lefevere
L’avis de la rédac’
Chez Fast-TuningMag, on pensait avoir tout vu en matière de démesure allemande. Des G-Class de l’espace, des berlines qui satellisent le bitume… et pourtant, Bottrop vient de nous coller une baffe monumentale. Présentée en première mondiale sur les rives chics du lac de Côme lors du FuoriConcorso, la BRABUS BODO n'est pas une énième Mercedes customisée avec trois bouts de plastique. C'est une œuvre d'art exclusive, un coupé Gran Turismo 2+2 entièrement carrossé en carbone qui réalise le rêve ultime du regretté fondateur de la marque, Bodo Buschmann. Limité à seulement 77 exemplaires et affiché au tarif dantesque d’un million d’euros hors taxes, ce monstre ressuscite le noble et légendaire V12 biturbo. Alors, hommage ultime ou pure folie anachronique à l'ère de l'électrique ? On penche clairement pour la première option, et on vous dit pourquoi.

Oubliez le tuning de papa et les kits carrosserie commandés sur catalogue. Avec la BODO, BRABUS passe dans la cour des très grands carrossiers mondiaux. Sous sa silhouette sculpturale de 5,06 mètres de long pour à peine 1,30 mètre de haut, ce coupé ultra-luxueux cache une structure intégrale en fibre de carbone haute résistance, cuite en autoclave. Le résultat visuel ? Le fameux « One-Second-Wow » cher à la marque. La face avant est d'une agressivité rare avec sa calandre à 13 lamelles verticales, flanquée de deux énormes écopes RAM-AIR.
À l’arrière, c’est le choc thermique : un bandeau lumineux à 14 modules LED encadre un diffuseur massif d'où émergent quatre sorties d'échappement rectangulaires en titane, imprimées en 3D. Pour coller l’auto au sol à haute vitesse, un aileron actif se déploie en deux étapes, capable de se muer en aérofrein vertical lors des gros freinages au-delà de 140 km/h. Une véritable pistarde en costume trois pièces de 1 774 kg.
Le cœur de la bête : Un V12 de 5,2 litres assemblé à la main
Si la robe en carbone donne le frisson, la mécanique donne le vertige. BRABUS a logé sous le capot un monument en voie d'extinction : un V12 biturbo de 5,2 litres développant la bagatelle de 1 000 ch (735 kW) pour un couple titanesque bridé électroniquement à 1 200 Nm.
- 0 à 100 km/h : 3,0 secondes nettes.
- 0 à 300 km/h : 23,9 secondes (le temps que vous mettiez pour lire ce paragraphe).
- Vitesse maximale : 360 km/h (sur autoroute allemande bien sûr, ou sur piste).
Toute cette puissance est balancée aux seules roues arrière via une boîte automatique à huit rapports et un différentiel électronique autobloquant à 100 %, lubrifiés par Motul. Autant dire qu'il faut de sacrés boudins pour ne pas fumer de la gomme au moindre effleurement de la pédale de droite. Pour cela, Continental a bossé sur des gommes spécifiques SportContact 7 Force, montées sur de sublimes jantes forgées Monoblock Z-GT « Shadow Edition » de 21 pouces avec écrou central. Pour stopper le tout, les sorciers de Bottrop ont greffé d'immenses disques en carbone-céramique de 410 mm à l'avant, pincés par des étriers à 6 pistons.

Un cockpit "Masterpiece" et un passeport Blockchain
À l'intérieur, c'est l'ambiance grand tourisme par excellence. Pas de fioritures, mais du cousu main. L'habitacle est recouvert d'un cuir noir profond au motif de surpiqûres « Shell », contrastant avec des inserts en carbone apparent sur le volant à méplat et la console centrale. On retrouve partout des accents « Shadow Gray » et le logo « 77 », clin d'œil à l'année de création de la firme (1977). Petite touche d’exclusivité ultime pour les acheteurs : chaque voiture embarque un passeport numérique basé sur la blockchain (Aura Blockchain Consortium) intégré dans le coffre pour garantir l'authenticité et la traçabilité de cette future légende.
La BRABUS BODO est bien plus qu’une voiture puissante. C'est le testament mécanique d’un passionné, une déclaration d'amour au sans-compromis. Un million d'euros le ticket d'entrée, c'est le prix de l'histoire automobile en édition très très limitée.


Le souci maniaque du détail : zoom sur le somptueux matelassage « Shell » perforé fait main, surmonté de la plaque exclusive BRABUS Masterpiece signée.





