Calandre noire laquée Tech-Deck Face et regard acéré en "T" : le Škoda Epiq inaugure avec agressivité le tout nouveau style Modern Solid de la marque.
By: Yves Lefevere
Marre des SUV électriques à 50 000 € qui pèsent le poids d'un cachalot ? Škoda a visiblement entendu le message et balance l'Epiq. Un crossover urbain branché qui s’attaque de front au plus grand tabou de l'électrique : le prix. En s'alignant direct sur le thermique, le constructeur tchèque pourrait bien braquer le marché.
On ne va pas se mentir, jusquici, rouler en mode "zéro émission" rimait souvent avec "compte en banque en PLS". Mais ça, c'était avant que le groupe Volkswagen ne décide de lâcher ses loups. Le petit dernier de chez Škoda s'appelle Epiq, et son positionnement est tout sauf un détail.

Le Kamiq survolté
Le coup de génie de Škoda, c'est d'avoir pigé que les automobilistes en ont assez de payer un "bonus" invisible juste pour avoir une batterie sous le plancher. En France, dès sa finition d'attaque, l'Epiq s'affiche au même tarif que son frangin thermique, le Kamiq. Une égalité des chances inédite qui risque de faire grincer des dents la concurrence.
Côté look, on oublie le style "papy" d'autrefois. Ce crossover urbain assume son côté trapu, compact, mais affirmé. C'est carré, c'est moderne, et ça adopte le tout nouveau langage stylistique Modern Solid de la marque.
Petit dehors, déménageur dedans
Ne vous fiez pas à ses 4,10 mètres de long. Développé au sein du Brand Group Core du géant allemand, l'Epiq réussit le tour de force d'optimiser l'espace à fond.
- Le coffre XXL : C'est la grosse baffe de la fiche technique. L'Epiq balance un volume de 475 litres. C'est gigantesque pour la catégorie, et ça grimpe même à 1 345 litres une fois la banquette rabattue. Pour les câbles de recharge, Škoda propose en option un bac amovible malin de 25 litres à clipser directement sous le capot avant. À partir de 2027, un compartiment avant nommé “frunk”, viendra également s'ajouter à ces solutions.
- La vie à bord : L’habitacle est épuré, truffé d'astuces de rangement et résolument connecté. Au centre, le cockpit est dicté par un grand écran d'infodivertissement de 13 pouces basé sur Android Automotive. Et pour les technophiles, l'application permet de transformer votre smartphone en clé numérique pour déverrouiller et démarrer la bête.

Watts et autonomie : Le juste milieu
Sous le plancher, la plateforme MEB+ (en traction) propose trois déclinaisons pour s'adapter à tous les profils :
- Epiq 35 et 40 : Ils embarquent une batterie LFP (Lithium-Fer-Phosphate) de 38,5 kWh pour des puissances respectives de 116 et 135 ch. L'autonomie tourne autour des 310 km WLTP. Le compromis idéal pour blinder les coûts en usage quotidien.
- Epiq 55 : La version haute passe sur une chimie NMC (Nickel-Manganèse-Cobalt) de 55 kWh et un moteur de 211 ch (290 Nm de couple). Là, on parle de 430 à 440 km d'autonomie. Côté recharge, la version 55 encaisse le courant continu à haute puissance pour plier le 10 à 80 % en à peine 24 minutes. Mieux, la technologie bidirectionnelle (V2G / V2L) est de la partie pour alimenter vos outils ou votre console de jeu sur un parking.
Sécurité pas bradée
Qui dit "accessible" ne dit pas low-cost au rabais. Niveau sécurité, l'Epiq embarque le pack d'aides à la conduite Travel Assist 3.0 (régulateur adaptatif intelligent qui gère désormais les feux de circulation, freinage d'urgence, maintien dans la voie). En cas de choc, la dotation de série comprend 7 airbags, incluant le fameux airbag central placé entre les deux sièges avant pour éviter que le conducteur et son passager ne s'entrechoquent.
Alors, l'Epiq sera-t-il le déclic pour passer aux Watts ? Une chose est sûre, en retirant l'argument du prix prohibitif de l'équation sans sacrifier la fiche technique, Škoda vient de poser un sacré dilemme dans la tête des acheteurs.







